La thématique du bien-être au travail occupe une place de plus en plus importante dans les entreprises françaises. D’après le baromètre Cegos, en 2017, 50% des actifs français ont cité la QVT comme le critère le plus important dans leur travail au quotidien. La fonction RH se retrouve en première ligne pour améliorer l’efficacité et l’implication du personnel dans les entreprises.

La qualité de vie au travail se caractérise en deux axes majeurs. Comme le rappel l’accord national interprofessionnel (ANI) du 19 juin 2013, est appelée QVT, « les conditions qui permettent ou non de travailler dans un environnement agréable ». L’autre levier soulevé par la qualité de vie au travail est associé aux attentes d’un salarié vis-à-vis de son entreprise. Ces deux points sont devenus un sujet central étroitement lié aux nouveaux processus RH déployés dans les entreprises. Ces transformations sont destinées à répondre aux demandes des collaborateurs et à contribuer à la pérennité d’une société.

La qualité de vie au travail, enjeu de compétitivité pour les entreprises

Qu’est ce qui fait la performance et l’innovation de l’entreprise ? L’engagement dans le travail des collaborateurs en est la source principale. Les coûts engendrés par la non prise en considération de la QVT sont devenus colossaux. Selon le baromètre IBET, une mauvaise organisation du travail coûterait 13.500 euros par an et par salarié aux entreprises françaises, soit une perte de valeur ajoutée de 250 milliards d’euros pour le secteur privé.

Plus que jamais, les dirigeants d’entreprises ont décidé de placer la QVT comme une préoccupation majeure de l’entreprise. Afin d’y répondre efficacement, certaines conditions comme le contenu du travail, les opportunités de carrières, la qualité du management ou encore la bonne marche de l’entreprise demeurent indispensables.

La qualité de vie au travail contribue à différents enjeux stratégiques. En termes de croissance, elle participe activement à l’amélioration ou à la détérioration de la productivité de l’entreprise. Au niveau social, elle permet l’essor du lien entre les collaborateurs et l’instauration d’un climat de confiance dans l’organisation. Coté juridique, la QVT est de plus en plus soumise à un cadre strict et précis auquel les entreprises doivent répondre. Enfin l’aspect individuel rentre en jeu. Il comprend tous les aspects liés aux maladies psychosociologiques que le travail est susceptible d’entrainer. Les conséquences d’un burnout, de l’absentéisme sont énormes pour l’entreprise. Selon une étude menée par Malakoff Médéric, près de 35% des salariés français ont été absents au moins une fois au cours de l’année 2016. Le nombre moyen de jours d’absences par salarié s’élève quant à lui à 35 jours annuels.

Ces mesures qui se développent pour stimuler la QVT

La première tendance témoignant de cette volonté d’allier bien-être et travail est celui de l’émergence d’un nouveau métier. Le Chief Happiness Officer devient le garant de la QVT. Il est en charge du développement de l’esprit collaboratif au sein des équipes.

D’autres initiatives internes sont parfois à étudier afin de faciliter la vie des collaborateurs comme la mise en place d’une garderie, un service de conciergerie, ou encore une salle de sport. Telles sont les dernières tendances que certaines entreprises n’hésitent plus à mettre en place. Mais les bien-être au travail, c’est aussi penser collectif ! L’un des moyens les plus efficaces pour générer de la QVT reste la mise en place d’évènements décidés par les collaborateurs. Des activités comme un week-end, une soirée à thème, ou un évènement sportif sont de formidables vecteurs de bien-être dans l’entreprise. L’autre élément, générateur est celui de la formation. Profiter de l’expertise de chacun pour former les autres peut s’avérer extrêmement utile, fédérateur et générateur de croissance pour l’entreprise.

Des enjeux sociétaux deviennent également vecteurs de bien-être au travail. La préservation de l’hygiène de vie, le maintien de l’équilibre entre vie privée et professionnelle (souvent mis à mal avec le numérique) ou encore la santé environnementale (qualité de l’air, ambiance acoustique, ondes électromagnétiques) n’ont jamais été aussi incontournables dans le travail.

Le symbole de la reconnaissance de plus en plus grande de la QVT est sans aucun doute la multiplication des labels qui la récompense. En février dernier, le Groupe HR Path s’est vu notamment labellisé « Happy At Work ». Un atout de poids en termes de recrutement de nouveaux talents.